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Hommage à David Servan Schreiber

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« Il irradiait de lui une force tranquille, un amour inconditionnel des êtres humains et un respect indéfectible pour la nature. Il n’a eu de cesse que de partager la science avec le grand public. Il savait être clair, accessible et novateur : ses questionnements sont maintenant devenus des domaines de recherche à part entière. »
Dr Presles


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Mon hommage à David
qui a beaucoup œuvré pour nous tous et fait évoluer les mentalités.
Malade depuis 1992, il avait rechuté en Juin 2010, c’est alors qu’il écrivit son 3° livre :
« On peut se dire au revoir plusieurs fois. »
Écoutez son frère sur RTL (vidéo d’archive) :
(http://radio.rtl.fr/player.html)
http://www.rtl.fr/actualites/vie-pratique/sante/article/le-neuropsychiatre-david-servan-schreiber-est-mort-7705400332
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http://www.tsr.ch/info/monde/3288422-le-neuropsychiatre-david-servan-schreiber-est-mort.html
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http://www.lemonde.fr/carnet/article/2011/07/25/le-neuropsychiatre-david-servan-schreiber-est-mort_1552415_3382.html

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Son combat :
http://www.cles.com/dossiers-thematiques/ecologie-globale/vivre-autrement-pour-donner-du/article/se-soigner-autrement-les-7-1
Son blog :
http://www.guerir.org/Members/david_servan_schreiber/anticancer-1
Son site :
http://www.guerir.org/
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Point de vue :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2009/11/05/une-vision-radicalement-nouvelle-du-cancer-par-david-servan-schreiber_1263122_3232.html#ens_id=1552429
Extrait :
la reconnaissance par la communauté scientifique et médicale internationale que les facteurs de terrain peuvent jouer un rôle majeur dans la progression, voire l’élimination, du cancer est une avancée majeure.
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Thea Tlsty, professeure d’histologie et spécialiste de biologie cellulaire du cancer à l’université de Californie de San Francisco rappelle qu’à partir de la cinquantaine, et plus encore au-delà, presque tout le monde est porteur de cellules cancéreuses et précancéreuses. « La vraie question à se poser », dit la Pre Tlsty au New York Times, « ce n’est pas tant pourquoi est-ce qu’on développe un cancer, mais plutôt qu’est-ce qui fait qu’on n’en développe pas ? »
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Point de vue :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2008/10/07/arretons-l-epidemie-de-cancer-par-david-servan-schreiber_1104156_3232.html#ens_id=1552429
Extrait :
La plupart des gens continuent de voir le cancer comme une sorte de roulette russe génétique, alors qu’il n’en est rien. Face au cancer, nous devons certes éviter de donner de faux espoir, mais nous devons lutter encore plus énergiquement contre le faux désespoir.
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Les 4 règles préventives de David :
http://www.cles.com/dossiers-thematiques/santes-alternatives/prevenir-vaut-mieux-que-guerir/article/les-4-regles-preventives-de-david
Guérir (2003) et Anticancer (2007)
Guérir, paru en 2003, s’attaque à la dépression, au stress et à l’anxiété, qu’on peut combattre par des approches naturelles, « sans médicaments ni psychanalyse ». Anticancer : prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles va plus loin, en s’attaquant à la maladie qui cause le plus de morts dans le monde entier.
« Prévenir, lutter et mieux vivre avec ses défenses naturelles »
Extrait :
L’histoire commence comme un roman. À l’époque, DSS, fils aîné de JJSS, fondateur de L’Express, est un brillant et, dit-il, assez arrogant neuropsychiatre de 32 ans qui, avec deux autres cracks, fait des étincelles au CHU de Pittsburgh, aux Etats-Unis, en explorant le cortex préfrontal sous IRM, la nouvelle machine à visualiser les activités du cerveau. Un soir, un étudiant manquant à l’appel, c’est David qui prend la place du cobaye. Stupeur et malédiction : on découvre une tumeur de la taille d’une noix dans le cerveau du chercheur ! En quelques heures, sa vie bascule. Sidéré, il va inexorablement glisser du statut de fringuant chercheur en grande forme (capitaine de son équipe de squash) à celui, très gris, des malades – dont il découvre soudain qu’en fait, il ne les avait jamais vraiment regardés, ni a fortiori écoutés. Chute libre.
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Très vite cependant, sa voix intérieure, qu’il découvre, le conjure d’accepter et de refuser le vertige. Il n’en revient pas, mais ça marche : le monde ne s’écroule pas. Il faut dire qu’il a de la chance : à cette époque, après un divorce dur, il vit un amour fulgurant avec une jeune Russe qui, non seulement, ne le laisse pas tomber, mais va accepter de l’épouser et de lui faire un enfant, alors même que la chimiothérapie l’aura rendu chauve et qu’une énorme cicatrice lui zébrera le crâne.
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Car, sans tarder, DSS a évidemment cherché les meilleurs cancérologues et chirurgiens du pays. Sur ce plan, il ne changera pas (même s’il opte pour les plus humains plutôt que pour les plus techniques) : il est « impensable » de se passer du prodigieux arsenal de la médecine moderne, chimio et radiothérapies, etc. Mais il ajoute aussitôt qu’il est tout aussi « déraisonnable » de s’en contenter et d’occulter, comme le font trop de patrons de médecine, des centaines de recherches prouvant désormais de façon incontestable que l’essentiel de la bataille se joue sur le « terrain ».
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NK – ou natural killers. Ces globules blancs géniaux, que nous portons tous en nous, s’avèrent d’irremplaçables chasseurs de cellules cancéreuses : se collant à elles, ils les perforent, à l’aide de leurs « seringues de perforine », puis leur injectent des granzymes, le pire des poisons, qui les élimine.
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Que faut-il faire pour avoir des NK costauds ? 1°) Bien les nourrir ; 2°) Savoir gérer ses émotions négatives. Nous allons revenir sur ces deux points, car le message essentiel est là, mais d’abord, présentons nos deux autres armes intérieures contre les « hordes sauvages incontrôlables » des cellules cancéreuses : le blocage des mécanismes inflammatoires et l’arrêt de l’approvisionnement sanguin des tumeurs.
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Mon billet archive sur Free

Merci David, nous ne t’oublierons pas.


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Nous sommes nombreux à être très touchés par David :
– L’hommage de Michel Montel :
…/… Bernard Giraudeau avait sur son site (la maison du cancer) dénoncé le manque de moyen « les infirmières qui courent de chambre en chambre »
Bernard, David et les autres sont des « frères », cette maladie n’est pas pour moi inconnue …
je la connais bien …
A ces femmes et à ces hommes qui ont le courage de lutter,
de dénoncer, d’aider MERCI, UN GRAND MERCI.
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Sur viadéo avec Marie Pierre Charneau qui cite :
Refuser la passivité.
Jusqu’au bout et malgré la récidive, il défendra son programme et ses valeurs : « Ma rechute entame-t-elle la crédibilité de la méthode anticancer ? Je réponds catégoriquement que non ». Les preuves présentées dans « Anticancer » « ne sont pas fondées sur mon expérience personnelle mais sur la littérature scientifique », précisait-il. Quant aux valeurs, « je suis très fier d’avoir contribué à faire avancer cette idée dans mon domaine, la médecine – même s’il reste du chemin à faire », confiait-il. Le 2 juillet dernier, il lançait sur son blog un dernier message : « Malgré toute sa technicité, la médecine conventionnelle ne suffira pas à éteindre cet incendie. C’est à chacun de se prendre en main pour changer de style de vie. »
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David Servan-Schreiber sera inhumé jeudi « dans l’intimité familiale » à Veulettes-sur-mer (Seine Maritime). Sa famille précise que des dons peuvent être adressés à l’Institut Curie.
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Le quotidien du médecin
– Très beau texte de Thierry Janssen, sa lettre d’adieu à David
– Et je termine par Jacques Salomé
David tu as réussi !

Je vous propose, en continuité,
cette émission de 2 h (117 mn) d’ « Ici et Maintenant »,
très instructive pour notre survie, avec Jane Allègre ;
Médecin aux pieds nus,
elle nous détaille son livre « Survivre en ville, quand tout s’arrête » :
http://rimsave.com/?s=survivre%2Ben%2Bville
Jade Allègre- Association L’Homme et l’Argile -41, rue Chapon 75003 Paris
http://lhomme.et.largile.free.fr/
A 111 mn de la vidéo, Jade indique le D° Tal Schaller, le voici :
http://www.santeglobale.info/tal/index.php

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& ce livre présenté par « Guérir » et par une vidéo de Guy Corneau :
Dialoguer avec ses cellules pour guérir
Présentation de la vidéo :
www.guerir.org/magazine/Dialoguer-avec-ses-cellules-pour-guerir
Lien site & Vidéo :
www.toslog.com/guycorneau/59/video/bloc

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Nouvel hommage ce 31 Juillet 2011 :
Lettre ouvert à David
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« J’ai vraiment cru que manger comme il fallait – du curcuma, des oignons…- m’autorisait à être moins vigilant sur le stress dans ma vie.
Je pensais que quinze minutes de yoga et de méditation tous les matins suffisaient.
Mais cela ne contrebalance pas le fait que parcourir trois villes européennes dans la même journée, avec une conférence à chaque fois, c’était trop »
(In Le Nouvel Observateur, 16 Juin 2011, p.95).
Il aurait pu choisir de s’occuper de lui… mais il s’est occupé de nous.
Pas sûr que sa vocation l’obligeait à aller si loin.

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Son interview – Nouvel Obs du 16 Juin 2011
– 1 – http://www.artmony.biz/t3994-david-servan-schreiber
– 2 – nouvelobs/un-extrait-du-livre-testament-de-david-servan-schreiber-la-lecon-de-courage
– 3 – et le magasine Clé :
Vidéo interview du 25 Nov. 2010

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« J’aime beaucoup l’idée selon laquelle avant de naître nous existons déjà sous forme de potentiel dans l’immensité de l’Univers.
Une naissance est alors la convergence d’un potentiel encore informe en une forme incarnée qui se développe et se précise selon l’élan de son départ.
Lorsque l’on meurt, quelque chose de nous retourne ensuite à cet état de potentiel. »
David Servan-Schreiber

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Le labyrinthe et sa symbolique

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Le livre des labyrinthes, histoire d’un mythe et d’un symbole (Gallimard, 1974)
Je vous propose ce joli résumé :


« La particularité et la richesse du labyrinthe, figure très ancienne présente dans de nombreuses cultures et sous une forme mythique depuis la plus haute Antiquité, provient du fait qu’au-delà de l’image classique bien connue (un tracé tortueux destiné à égarer), il peut aussi se présenter – et de manière bien plus complexe – comme métaphore, allégorie de la condition humaine (chez Kafka par exemple), de l’errance mentale, spirituelle, philosophique, voir même amoureuse :
« délabyrinthez vos sentiments ! » s’exclame Roxane à Christian dans Cyrano de Bergerac.


Le labyrinthe est donc à la fois une figure tangible et une abstraction. Il s’inscrit également dans tous les domaines possibles de l’expression humaine : arts, littérature, cinéma, histoire et mythologie, linguistique, jeux, etc…
Chaque époque en a donné sa propre interprétation, selon la sensibilité et les croyances du moment.
Je vais me contenter ici d’en dégager certaines œuvres significatives, en me cantonnant toutefois le plus possible dans les domaines qui nous intéressent (évacuons d’emblée les références trop érudites et/ou hermétiques et autres cogitations qui tiennent à la fois de la philosophie et de l’histoire des religions).
La figure du labyrinthe reste en tout cas une des plus récurrentes et hautement symboliques inventées par l’homme (son tracé n’existe pas dans la nature), image de son existence mental même, dans toutes ses circonvolutions, interrogations mais aussi égarements.


Le XX ième siècle fut, plus que tout autre, le siècle labyrinthique par excellence (dans tous les aspects déjà cités auxquels nous pourrions ajouter le social et le politique) et le XXI ième qui débute en est la continuation logique, peut-être même à la puissance dix.
Ne cessent ont pas de nous répéter que nous vivons une époque en « perte de repères », où les individus et les institutions semblent bien perdu(es) dans les méandres du vaste labyrinthe-monde ? Avec lui, l’espace intime problématique, voir aliéné, rejoint celui du collectif dans une société de plus en plus complexe et surtout…de moins en moins sûre de la direction à prendre. La science elle-même et la physique en particulier avec la mécanique quantique a perdu le sens des convictions trop bien établies pour se retrouver dans l’espace inquiétant de l’Indétermination.
Sans parler de ce nouveau monde virtuel, cette nouvelle frontière qui n’en a en fait aucune, ce cyber-dédale dans lequel il est tout aussi aisé de se perdre et dont l’Internet en est l’exemple le plus éloquent.


Le labyrinthe est ainsi une figure plus que jamais d’actualité et de nombreuses œuvres de fictions s’en servent encore et toujours, que ce soit de manière simplement visuel (l’entêtant tracé est toujours spectaculaire et amusant) ou plus subtil (la métaphore, l’allégorie, la recherche du sens, la construction éclatée du récit romanesque).
Le labyrinthe n’est pas une succursale quelconque du monde. Le labyrinthe est le monde, autant qu’il est l’homme. Sommes-nous le Thésée ou le Minotaure ? Les deux probablement.

Raccourci historique des différentes représentations du labyrinthe :

Dans l’Antiquité et pendant longtemps, le labyrinthe est lié au Minotaure et à la légende de Thésée que tout le monde connaît. Il n’apparaît jamais seul sur les représentations picturales ou littéraires de l’époque et encore moins comme métaphore de la condition humaine. Cette idée est relativement moderne. Pour les Anciens, il n’était qu’un des éléments constitutifs du mythe parmi les autres. Toutefois, signalons que Platon, déjà, y vit la métaphore du raisonnement fallacieux et du propos impie.


Au Moyen-Age, les autorités religieuses considèrent ni plus ni moins le labyrinthe comme la représentation de l’Enfer, de l’hérésie, du raisonnement erroné (suivant en cela Platon) ou encore comme le cheminement intérieur dont doit faire preuve le pécheur pour accéder au salut.
Détail important : les labyrinthes de la chrétienté (dessinés dans les manuscrits mais aussi tracés sur le sol de certaines cathédrales visibles encore de nos jours) sont à voie unique et mènent à un centre, ce qui les distingue radicalement des labyrinthes profanes qui nous sont familiers aujourd’hui (à voies multiples et menant à une sortie souvent extérieure).
Car à cette époque, il ne s’agit pas – même par jeu – de se perdre dans de multiples directions mais de suivre la voie édictée par l’Église, la sinuosité du tracé rappelant seulement aux fidèles les difficultés du parcours spirituel. Mais la route est unique et il suffit de la suivre pour atteindre Dieu (le centre).


A la Renaissance, une révolution importante a lieu : la représentation du labyrinthe s’intériorise. Elle n’est plus la figure du dogme à suivre (extérieur à l’homme) mais marque le début d’une identification avec lui.
Autrement dit, les poètes en particulier commencent à se demander si « le labyrinthe n’est pas autant en nous que nous sommes en lui ». Une idée déjà très moderne encore exploitée aujourd’hui.
Autre indice important : la figure quitte le domaine de la religion et du sacré en général pour la littérature profane. Le labyrinthe devient alors allégorie du monde et des errements de l’homme, plus ou moins débarrassée des références théologiques.
Enfin, on voit apparaître le thème du « labyrinthe d’amour » (appelé aussi, moins élégamment, « porcherie de Vénus ») : le sentiment amoureux, avec ses égarements, ses souffrances, ses illusions, est vu comme un labyrinthe dans lequel erre celui qui s’est laissé emprisonner dans ce dédale affectif.
Un certain nombre de poèmes de l’époque (mais déjà au temps de l’amour courtois) reprennent cette image.
Le mot entre en tout cas dans le domaine des lettres même s’il est encore marqué par une certaine préciosité qui l’empêche encore de s’intégrer dans le langage courant.


A l’époque classique (XVII ème et XVIII ème siècle), le labyrinthe connaît une dimension supplémentaire (les autres ne disparaissent pas pour autant mais s’additionnent), incontestablement plus philosophique, même si, curieusement, la figure est moins présente en Art qu’à la Renaissance. Il symbolise alors la problématique de l’illusion, de l’apparence trompeuse, du travestissement du réel.
« Quel est ce labyrinthe confus où la raison ne peut trouver le fil ? » se demande ainsi Clothalde dans La vie est un songe de Calderon (1631-35) qui joue sur les relations entre le réel et le rêve.
La figure connaît aussi ses premières utilisations non plus uniquement sur le fond mais sur la forme des textes. On rédige ainsi au XVIII ème des « poèmes-labyrinthes » à la structure complexe, pouvant être lus de plusieurs manières grâce à des techniques cryptographiques qui permettent de lire un autre texte disposés savamment dans le premier suivant une logique particulière. Le texte devient alors véritablement un labyrinthe textuel dans le sens où la lecture peut suivre plusieurs chemins différents. »


Ce court extrait est un peu enlevé, et manque de poésie, mais pour avoir une approche de la symbolique du labyrinthe, il n’est pas mal … vous saurez me le dire …
Le labyrinthe est à la mode, l’été, à la campagne, des parcourts sont aménagés dans certains endroits propices, comme je l’ai vu dans un champ de maïs.

Mais c’est tous les jours que nous parcourons le labyrinthe de l’internet …
et de manière plus ou moins heureuse …

………………………*DoMica*

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Anniversaire à Lascaux :
un site très très complet, click ici – de multiples entrées, voyez le plan du site !
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Aujourd’hui 21 Nov. 2010, je reviens du musée ou j’ai été enchantée de l’exposition (commentée) sur le Symbolisme (mouvement né à Lyon) ; je vous donne les liens sur cette expo :
http://www.musee-paul-dini.com/
http://www.culture.fr/fr/sections/themes/peinture_dessin_sculpture/articles/entre-ombre-lumiere
http://www.musee-paul-dini.com/include/getdoc_pdf.asp?table=doc&id=23&ext=.pdf
Voyez également mon commentaire ici bas … ! … 🙂

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